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Circumdederunt me

Les gémissements de la mort m’étreignaient, les douleurs de l’enfer m’étreignaient,

Et dans mon épreuve j’ai invoqué le Seigneur,

et, de son sanctuaire, il a prêté l’oreille à ma voix.

V/ Je t’aime, Seigneur, ma force : Le Seigneur est mon point d’appui, mon refuge et mon libérateur.

 

Circumdederunt me gemitus mortis, dolores inferni circumdederunt me 

et in tribulatione mea invocavi Dominum,

et exaudivit de templo sancto suo vocem meam.

V/ Diligam te Domine, fortitudo mea : Dominus firmamentum meum, et refugium meum, et liberator meus.

 

Dans l’attente de la Passion

Pendant les jours de sa vie dans la chair, il offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. (Hb 5, 7)

Dès les origines, les chrétiens s’exercèrent à une lecture christique des Ecritures en recherchant tout ce qui pouvait y annoncer le destin de Jésus-Messie. Cet introït était avant la réforme conciliaire celui du dimanche de la Septuagésime, période préparatoire au Carême qui commençait soixante-dix jours avant Pâques (d’où son nom, cf. début de l’article sur Venite adoremus). Il figure maintenant au samedi de la quatrième semaine de Carême qui précède le premier dimanche de la Passion ou cinquième dimanche de Carême (le deuxième dimanche de la Passion étant celui des Rameaux). L’extrait de Saint-Paul cité ci-dessus faisant allusion à la Passion du Christ et à sa résurrection-glorification montre combien le texte de l’introït se trouve ici tout à fait en situation.

Saint-Thomas (1224-1274) voyait aussi le cri du Christ dans le verset 2 du psaume 17 (Hb 18) d’où est tiré cet introït :

« C’est donc le Christ uni à l’Eglise, ou le Christ tout entier, la tête et le corps, qui s’écrie : « Je vous aimerai, Seigneur, qui êtes ma force (Ps. XVII, 2) », ou, je vous aimerai parce que vous me rendez fort. »

« Toutes les paroles de ce psaume, qui ne pourraient s’approprier à Jésus-Christ ou au Chef de l’Eglise, doivent se rapporter à l’Eglise elle-même. Ces paroles sont de Jésus-Christ tout entier, de Jésus-Christ uni à ses membres »

(Saint-Thomas, Commentaire du psaume 17)

Psautier gallican dit de Charlemagne (795-800, conservé à la BnF). Psaume 17

Psautier gallican dit de Charlemagne (795-800, conservé à la BnF). Psaume 17

Le Psaume 17

 

Le titre attribue le Ps 17 à David libéré par Dieu de tous ses ennemis, Saül y compris. On le retrouve avec quelques variantes en 2 S 22, 2-51. Il se termine par une action de grâce de David, ou du psalmiste en son nom, pour l’action salvatrice de Yhwh (47-51) :

Aussi, je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur, je fêterai ton nom.

Il donne à son roi de grandes victoires, il se montre fidèle à son messie, à David et sa descendance, pour toujours. (50-51)

Auparavant l’action de Yhwh aura été évoquée de deux manières différentes :

-         La première (9-20) suit le passage d’où est extrait l’introït, sous forme de théophanie décrite dans le style des anciennes mythologies babyloniennes riche en images anthropomorphiques pour montrer Yhwh dans sa toute-puissance :

Une fumée sort de ses narines,

de sa bouche, un feu qui dévore,

une gerbe de charbons embrasés.

Il incline les cieux et descend,

une sombre nuée sous ses pieds :

d’un chérubin, il fait sa monture,

il vole sur les ailes du vent. (9-11. Trad Bible liturgique)

 

-         La seconde sous forme d’évocation historique (21-46) :

Pour le combat tu m’emplis de vaillance ;

devant moi tu fais plier mes agresseurs.

Tu me livres des ennemis en déroute ;

j’anéantis mes adversaires. (40-41)

 

Pour lire le psaume 17 en entier : http://www.aelf.org/bible/Ps/17

 

C’est ce double aspect épreuve – action de grâce pour l’intervention de Dieu que nous allons retrouver dans l’introït.

Circumdederunt me

Tympan du portail du Jugement dernier (Abbatiale de Conques, 12° s.)

Les démons emprisonnent les damnés dans des filets

Voir le site consacré à ce portail : http://www.art-roman-conques.fr/index.htm

Le texte de l’introït

 

Les gémissements de la mort m’étreignaient, les douleurs de l’enfer m’étreignaient,

Et dans mon épreuve j’ai invoqué le Seigneur,

et, de son sanctuaire, il a prêté l’oreille à ma voix.

Ps/ Je t’aime, Seigneur, ma force : Le Seigneur est mon point d’appui, mon refuge et mon libérateur.

 

5 Les flots de la Mort m'enveloppaient, les torrents de Bélial m'épouvantaient ;

6 les filets du Shéol me cernaient, les pièges de la Mort m'attendaient.

7 Dans mon angoisse j'invoquai Yahvé, vers mon Dieu je lançai mon cri ; il entendit de son temple ma voix et mon cri parvint à ses oreilles.

V/ 2 Je t'aime, Yahvé, ma force mon sauveur, tu m'as sauvé de la violence.

3 Yahvé est mon roc et ma forteresse, mon libérateur, c'est mon Dieu. Je m'abrite en lui, mon rocher, mon bouclier et ma force de salut, ma citadelle et mon refuge.

(Trad. BJ)

 

Le texte de l’introït reprend des extraits des versets 5, 6 et 7 du psaume 17 choisis pour faire sens, en gardant l’esprit général du psaume. Ils doivent être limités pour conserver le format réduit d’une antienne qui est reprise en alternance le verset psalmodié (extrait des versets 2 et 3) et parfois d’autres versets en fonction de la durée de la procession d’entrée.

Nous avons mis en caractère gras dans la traduction de la Bible de Jérusalem (BJ) ce qui est repris par l’introït et en couleur certains éléments plus précis à rapprocher. Dans les compléments ceux qui connaissent le latin ou s’y intéressent trouveront les textes originaux dans cette langue. La traduction de la BJ est faite d’après le texte hébreu.

Le texte de l’introït évite les redondances poétiques du psaume tout en gardant le sens général. Plus remarquable est l’escamotage du côté mythologique du psaume dont nous avons parlé plus haut sans doute pour « christianiser le texte » :

-         les torrents de Bélial : idole babylonienne, Bélial personnifie le Mal, dans le sens d’un pouvoir d’engloutissement. Cette expression fait allusion aux torrents de Judée qui peuvent tout engloutir sur leur passage lors des crues. Il vient ici en redondance des flots de la mort. Curieusement ces deux expressions ont été converties en gémissements (gemitus en latin) de la mort, ceux-ci pouvant évoquer sans doute des flots de larmes qui ne peuvent être maîtrisés.

-         Les filets du Schéol : le shéol est le séjour des morts, assimilé aux profondeurs sombres de la terre, destination commune des justes et des impies, sans beaucoup de précisions. Il peut s’assimiler à l’Hadès de la mythologie grecque, terme que nous retrouvons dans la traduction grecque de la Septante. Les filets représentent bien le piège que constitue le séjour des morts dont on ne peut revenir. Cette expression est devenue les douleurs de l’enfer. Il s’agit là d’une lecture chrétienne plus tardive du psaume donnant au mot enfer celui qu’on lui attribue encore aujourd’hui. Quant au mot douleurs il est homonyme de cordes en hébreu.

Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui (Lc 16, 22-23)

 

Importante aussi cette notion d’enfermement accentuée dans notre introït par la répétition du même verbe étreignaient (circumdederunt) qui rappelle aussi l’enfermement de David par l’armée du roi Saül :

David précipita sa marche pour s’éloigner de Saül, mais Saül et ses hommes l’encerclaient déjà, lui et les siens, pour les capturer. (1 S 23, 26)

 

 

Ce combat armé devient par la grâce de cet introït un combat spirituel. Le temps de Carême est celui qui nous conduira, à l’image du Christ, des tourments de la mort à la Vie car Dieu est le libérateur qui a prêté l’oreille à notre voix :

Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. (Discours de Pierre en Ac 2, 23-24)

Cela dit, Jésus s'écria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »

 

Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le et laissez-le aller. » (Jn 11, 43-44)

Circumdederunt me

Einsiedeln, Stiftsbibliothek, Codex 121(1151), p. 81 – Graduale – Notkeri Sequentiae

Ce manuscrit de Einsiedeln (10ème siècle) montre les neumes dessinés au-dessus du texte latin qui commence avec l'initiale enluminée "C". Le "E 81" (Einsiedeln p. 81) inscrit en marge de la transcription solesmienne ci-dessous indique justement la provenance de l'appareil neumatique transcrit au-dessous de la notation établie par les moines. L'écriture neumatique peut être considérée comme la mise en espace sonore du texte de la Parole.

Graduale triplex de Solesmes, p. 117-118
Graduale triplex de Solesmes, p. 117-118

Graduale triplex de Solesmes, p. 117-118

La mélodie grégorienne

 

Le combat spirituel est tout entier contenu entre les deux circumdederunt me

qui forment inclusion pour la première phrase. L’initiale de cet introït sur le manuscrit de Einsiedeln en traduit parfaitement l’ambiance sombre et fait allusion aux filets du Schéol de la version hébraïque. Le premier circumdederunt me compris entre fa et la, presque entièrement récité sur la, redescendant par paliers lents et appuyés sur le fa, joue de l’aspect pesant et monotone de la mélodie pour introduire le caractère sombre de l’évocation. Gemitus s’élève comme un gémissement appuyé vers le do (avec ornemental). Le second circumdederunt me marque un enroulement de la ligne mélodique autour des six syllabes qui rappelle la captivité de l’âme dans ce qui s’apparente à un filet. Les sauts d’intervalle sont plus écartés (quarte au lieu de tierce dans la première partie) signalant un aspect tourmenté.

Circumdederunt me
Circumdederunt me

La deuxième phrase marque l’animation de la mélodie d’abord avec in tribulatione mea qui restant contenu sur la tierce fa-la rappelle l’enferment initial de cette tribulation mais avec des neumes généralement plus légers. Puis la mélodie s’anime vers les hauteurs comme monte le cri du psalmiste vers son Seigneur, elle grimpe du fa au ré qu’elle atteint à trois reprises de manière appuyée. Le mouvement se caractérise par des sauts d’intervalle qui donnent enfin l’espace d’une libération espérée : quinte sol-ré sur la finale rapide de invocavi (neume marqué c c’est à dire celeriter -rapidement- sur le manuscrit), quarte ré-la se posant lentement (neume marqué r c'est-à-dire retinendo -en retenant- sur le manuscrit) sur la finale de Dominum, pour marquer la confiance.

 

Circumdederunt me

La troisième phrase s’enchaîne sans réelle coupure avec la seconde pour célébrer la joie du pécheur d’avoir été entendu. Elle se positionne entre fa et do (un seul ré ornemental sur la syllabe accentuée de exaudivit) avec plusieurs élans successifs, de plus en plus importants vers la dominante ou corde do : la-do (et-exaudivit), sol-do (de-templo), fa-do (vocem). Les mélismes développés sur suo et vocem ajoutent cette fois-ci un caractère joyeux aux sauts de quarte do-sol. La cadence (formule finale) sur meam ramène sereinement sur la tonique fa où débutait l’introït. La psalmodie du verset Diligam fait en quelque sorte claironner le texte sur cette corde de récitation do, si sollicitée dans cette troisième partie, pour une profession de foi en la miséricorde du Seigneur force, point d’appui, refuge et libérateur.

 

"Tel est le chef-d’œuvre qui ouvre la fête de la Septuagésime : une méditation sur les conséquences du péché, un appel confiant à la miséricorde de Dieu, et l’assurance du pardon et de la liberté reconquise. En sorte que la pièce qui avait commencé lourdement dans l’angoisse, s’éclaire et s’allège peu à peu, pour se terminer dans l’allégresse, allégresse que vient confirmer le psaume : Diligam te Domine fortitudo mea, etc.

Et ce n’est pas son moindre intérêt de nous fournir ainsi, en quelques lignes de texte musical, comme une synthèse de la spiritualité chrétienne, faite à la fois de conscience de la misère humaine et de confiance absolue et joyeuse en Dieu ».

(Dom Gajard, « Les plus belles mélodies grégoriennes », p. 79, cf. Bibliographie)

 

Comme interprétations j’ai choisi :

 

Version des moines bénédictins de Triors :

https://www.youtube.com/watch?v=aANqw97RVgc

Ces moines ont réalisé des enregistrements de tous les offices dominicaux et grandes fêtes de l’année liturgique. L’interprétation est excellente mais les moines suivent le rite extraordinaire et il n’y a pas toujours correspondance entre leur programme grégorien et celui du rite ordinaire. Les CD sont en vente sur le site internet de l’abbaye :

http://www.ndtriors.fr/gregorien_presentation.html

 

Versions pour voix seule

https://www.youtube.com/watch?v=G-1Gbkdi3H4

Avec partition

https://www.youtube.com/watch?v=CujNXAbVT7k

 

Cristobal de Morales (1500-1553) a aussi mis magnifiquement en musique le texte de cet introït, je vous en propose la version dirigée par Jordi Savall :

https://www.youtube.com/watch?v=tmz1JzW_fhA

 

Circumdederunt me

Ecoinçon du portail du Jugement dernier (Abbatiale de Conques, 12° s.)

La main de Dieu exauce Sainte Foy en prière

Voir le site consacré à ce portail : http://www.art-roman-conques.fr/index.htm

Compléments

 

Les traductions latines de l’Ancien Testament

 

Les traductions latines de la Bible résultent de plusieurs sources :

Au 4° siècle, le pape Damase demande à Saint-Jérôme une révision de la traduction de la Bible appelée Vetus latina et réalisée à partir de la version grecque de la Septante. Jérôme se met au travail mais se rend compte qu’il lui faut de préférence revenir aux sources. Il entreprend alors une traduction de l’Ancien Testament appelée Vulgate à partir d’un original hébreu. Le psautier qui en faisait partie a été évincé par Alcuin au IX° siècle au profit du psautier dit Gallican qui est une simple révision, par le même Jérôme d’une ancienne version latine réalisée à partir des Hexaples (version polyglotte réunissant 4 traductions grecques, une translitération de l’hébreu en caractère grecs et une version en hébreu consonantique).

Au 16° siècle, après le Concile de Trente, le pape Clément VIII, à la suite de Sixte V, engage une nouvelle révision qui sera publiée en 1592 et restera la référence jusqu’au concile Vatican II sous le nom de Vulgate Sixto-Clémentine.

A la suite du Concile, à la demande de Paul VI, une révision de la Vulgate Clémentine est entreprise et publiée sous le pontificat de Jean-Paul II en 1979. Elle s’appelle Nova Vulgata (nouvelle Vulgate). Elle est introduite dans la messe et les offices, ce qui explique par exemple  – les plus anciens l’auront remarqué – des différences dans le texte du Magnificat chanté aux Vêpres.

En ce qui concerne les psautiers utilisés pour la prière, demeurèrent le Psautier Gallican et le Psautier Romain, attribué à Jérôme lui-même. C’est à partir de ce Psautier Romain qu’ont été composées la plupart des pièces grégoriennes. Leur texte, très lié à la musique elle-même, n’a pas été transformé jusqu’à nos jours.

En effet, dans la seconde moitié du 8° s., à la demande de Pépin le Bref puis de Charlemagne, la liturgie romaine fut imposée dans le royaume franc. Les chantres gallicans s’appuyèrent donc sur le texte romain mais ils opérèrent un métissage musical entre les deux répertoires pour aboutir au chant romano-franc qui sera appelé plus tard chant grégorien car attribué faussement au prestigieux pape Grégoire-le-Grand (540- 604) auteur d’un sacramentaire. Ce chant romano-franc fut imposé à tout l’occident mais il eut du mal à supplanter les répertoires locaux en particulier le Chant vieux-Romain qui persistera dans les liturgies vaticanes jusqu’au début du 13° s.

Psaume 17 dans un Psautier romain conservé à la BnF (1301-1400)

Psaume 17 dans un Psautier romain conservé à la BnF (1301-1400)

Les textes latins du psaume 17

 

Texte de l’introït

 

Circumdederunt me gemitus mortis, dolores inferni circumdederunt me 

et in tribulatione mea invocavi Dominum,

et exaudivit de templo sancto suo vocem meam.

 

 

Vulgate

 

[5] circumdederunt me dolores mortis et torrentes iniquitatis conturbaverunt me

[6] dolores inferni circumdederunt me praeoccupaverunt me laquei mortis

[7] cum tribularer invocavi Dominum et ad Deum meum clamavi exaudivit de templo sancto suo vocem meam et clamor meus in conspectu eius introibit in aures eius.

 

Vulgata clementina

 

5. Circumdederunt me dolores mortis, et torrentes iniquitatis conturbaverunt me.

6 Dolores inferni circumdederunt me, præoccupaverunt me laquei mortis.

7 In tribulatione mea invocavi Dominum, et ad Deum meum clamavi : et exaudivit de templo sancto suo vocem meam ; et clamor meus in conspectu ejus introivit in aures ejus.

 

 

Nova vulgata

 

5. Circumdederunt me fluctus mortis, et torrentes Belial conturbaverunt me ;

6. funes inferni circumdederunt me, praeoccupaverunt me laquei mortis.

7. In tribulatione mea invocavi Dominum et ad Deum meum clamavi ; exaudivit de templo suo vocem meam, et clamor meus in conspectu eius introivit in aures eius.

 

On note que la Nova Vulgata marque un retour à une traduction plus proche de l’hébreu :

Fluctus mortis : les flots de la mort

Torrentes Bellial : les torrents de Bélial

Funes inferni : les filets de l’enfer

La Nova Clementina et la Nova vulgata utilisent in tribulatione (= dans l’épreuve, comme le texte de l’introït) à la place du verbe de même racine (cum tribularer)

Plus surprenant est l’emploi de gemitus déjà signalé à la place de fluctus (Nova Vulgata ou dolores dans la Vulgate et la Vulgata Clementina) qui ne figure ni dans le Psautier Romain ni dans le Psautier Gallican ainsi que vous pouvez le constater dans les photos des manuscrits ci-dessus.

Circumdederunt me

Tympan du portail du Jugement dernier (Abbatiale de Conques, 12° s.)

Un ange accueille les élus au paradis.

Voir le site consacré à ce portail : http://www.art-roman-conques.fr/index.htm

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